MAJ-e

Exposition “Extension du domaine de la réalité”

Sélection d’œuvres des Galeries Anne Barrault, Alain Gutharc et Polaris, choisies par des étudiants de l’école.

Du lundi 8 mars au vendredi 2 avril 2010

Vernissage le lundi 8 mars 2010 à 18h30.

Ouverte du lundi au vendredi de 15h à 19h.

Le titre de cette exposition fait écho au roman controversé de Michel Houellebecq (Extension du domaine de la lutte) pour proposer une version alternative de la réalité investie par les artistes. Loin d’en accepter la définition restrictive et pesante, ils explorent les dimensions d’un quotidien réinventé, dépaysé, renouvelé.

Les Artistes :

Joël Bartoloméo
Avec une camera qui filme sur le vif un quotidien tout à fait ordinaire, la vie de famille devient un véritable terrain d’aventures. L’artiste en saisi les moments d’exception, en retient certaines situations, réjouissantes ou émouvantes. Dans ces films, la vie, improvisée au jour le jour, fait son cinéma.

Antonio Caballero

L’univers de Caballero appartient à la modernité des années 70. Ses photographies mettent en scène des personnes et des espaces qui deviennent acteurs et décors. L’intrusion d’une fiction cinématographique aux situations modèles éprouvées vient scénariser la banalité du quotidien.

Yona Friedman et Jean-Baptiste Decavèle
Yona Friedman et Jean-Baptiste Decavèle s'interrogent: faut-il réinvestir les lieux de mémoire collectifs et individuels tant contestés, et si oui, comment et pour qui ? De ce questionnement naît une île fictive, Balkis-Island créée à partir de photographies de Jean-Baptiste Décavèle sur lesquelles Yona Friedman dessine une possible « ville-spatiale », représentation privée et potentielle d'un espace social de l'habitat.

Simon Faithfull
Escape Véhicule (2004) transgresse les limites de notre espace réel. Une humble chaise s’envole dans les airs et nous transporte soudain au-delà de la stratosphère. En faisant appel à la fiction, Faithfull nous rappelle que les dimensions de notre réalité ne se réduisent pas à celle des meubles de notre appartement.

Anthony Hernandez
Anthony Hernandez nous propose de pénétrer le monde des déjections, celui des égouts, non-dit culturel que l'on préfère ignorer. A travers ses photographies, il offre au spectateur une vision esthétisée et spectaculaire des soubassements immondes de notre société.

Philippe Million
C’est tout en simplicité et avec humour que les propositions de Philippe Million taquinent notre rapport à l’objet. L’artiste opère sur un double terrain celui de l’art et celui du design dont il transgresse les frontières. Ses meubles sortis de leur utilité quotidienne naviguent entre deux eaux. Ainsi la fonctionnalité de l’Etaagère (2008) est mise en doute tandis que son caractère de sculpture post-minimale s’affirme.

Anita Molinero
L’artiste travaille avec les matériaux les plus banals de notre environnement. Ces dernières années, elle torture poubelles, bacs et plots de signalisation en plastique... Il en résulte une sculpture aux allures d’effets spéciaux relevant de l’esthétique de la coulure, de l’éviscération, de l’affaissement, de l’effondrement.

David Renaud
Le travail de David Renaud propose au spectateur une réflexion sur la relation que l'on entretient avec l'espace réel et l'espace symbolique. Il développe l'idée d’un monde paradoxal dont l’accès devient aujourd’hui de plus en plus banalisé, fréquenté, et où les zones inconnues se déplacent vers des territoires virtuels.

Max Rohr
Dans les peintures de l’artiste, les situations représentées sont anodines mais elles habitent un espace complexe aux dimensions multiples. Les corps, clefs de lecture de ses toiles, participent de la construction d’un espace aux perspectives fragmentées.

Simon Willems
L’artiste occupe le terrain de la peinture pour mettre en scène un conflit non résolu entre la réalité et l’imaginaire. Il se nourrit de références à la science-fiction tout autant qu’à l’histoire de l’art. Dans ses toiles, l’espace pictural est habité par des situations fictionnelles et la réalité est colonisée par une imagerie à la fois étrange et familière qui véhicule drames et doutes.

Heidi Wood
Le travail d'Heidi Wood propose une réappropriation d'images produites par la culture de masse qu'elle conjugue à une histoire de la peinture chargée des acquis de la modernité. Les formes du modernisme sont transposées dans un quotidien, un espace domestique.

Les Galeries :

La Galerie Polaris ouverte au 8 rue Saint-Claude à Paris dans le 3ème arrondissement, en 1990, et depuis 2010 au 15 rue des Arquebusiers dans un nouvel espace, s'est toujours consacrée à la présentation de jeunes artistes qui y ont réalisés leur première exposition. (Stéphane Couturier, Yto Barrada, Simon Willems, ...) De la vidéo, au dessin, de la peinture à la sculpture, et aussi la photographie, la galerie expose les tendances les plus diverses. Elle tient cependant à souligner le travail qui peut et doit exister à long terme entre un artiste et sa galerie.

La Galerie Anne Barrault a été créée en 1999, dans le "Marais", un quartier historique de Paris, avec l'idée de promouvoir de jeunes artistes contemporains. Depuis, elle s'est attachée à élargir constamment son champ d'action à toutes les formes d'expression actuelle, qu' il s'agisse de photographie, vidéo, dessin ou installation. Dans ce but, elle a rassemblé les arts plastiques et la musique en organisant des concerts dans son espace d'exposition avec des artistes comme Ramuntcho Matta. Elle a également établi un lien avec la littérature en invitant des dessinateurs réputés pour montrer leurs recherches sur le dessin (Robert Crumb, David B., Jochen Gerner ...).

La Galerie Alain Gutharc a ouvert ses portes en 1992 avec pour projet la présentation d’artistes vivants engagés dans la création contemporaine en dehors de considération de médium: peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation ... Elle s’est installée dans le quartier du Marais en 2006, rue Saint-Claude, l’une des zones les plus actives pour les galeries d’art contemporain. Dès 1999, et parallèlement à la présentation d’artistes plasticiens, la galerie a souhaité développer un secteur Design qui ouvre et élargie la réflexion par la mise en regard de domaines proches et complémentaires qui sont le miroir d’une société en perpétuel changement et évolution.

Commissaires de l’exposition : Marie Leblanc, Caroline Mesquita, Carl Phelipot, Karen Reaud et Bruno Vanderaert.


Max Rohr

Max Rohr, Lost days. Peinture, dessin. Galerie Polaris.

H. Wood

Heidi Wood, Mon école en mieux. 2007. Tirage jet d’encre. Galerie Anne Barrault.

Vue d'ens. 2
Vue d'ensemble de la salle exposition : Philippe Million “Étagère”, Joël Bartoloméo “Les fleurs qui dansent”, David Renaud “The Sentinel”

Friedman / decavèle
Yona Friedman & Jean-Baptiste Decavèle “Balkis Island”

22/02/2010.

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